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Museo Ferrari 2015

L I V E
Bonnes adresses

Texte: Jacky FAVRE - Photos: Christelle SOMMEREISEN - Jacky FAVRE

Suite à la première journée de spotting, nous avons attaqué le jeudi par la visite du Museo Ferrari à Maranello, raison de notre venue. L'exposition "Genius and secrets" présente toute une série de modèles récents plus ou moins exclusifs. Au delà de ça, d'autres expositions et d'autres modèles de toutes catégories sont également exposés.

La dernière fois que nous sommes venus, la place était encore en travaux, nous pouvons enfin découvrir ce bel espace dégagé devant le musée. La F1 prise dans les tubes est toujours là, tout comme les maquettes dans le jardin arrière.

Pour ne prendre aucun risque, dès l'ouverture, je fonce vers la salle de l'exposition qui m'intéresse. Je fais les panoramiques. Le décor est planté, je vous laisse imaginer. Relativisons sur le fait qu'il ne s'agit que de maquettes. Aucune d'elles n'est en mesure de rouler, mais les mécaniques qui équipent les véritables voitures sont connues. Ce qui m'intéresse, c'est le style inédit. J'ai toujours attaché beaucoup d'importance aux carrosseries et cela me permet de les voir de près, même si on ne peut en faire le tour ou monter sur les marches du décor.

Plus en détail, nous avons une maquette de style avec deux études de la LaFerrari, la F12 TRS (Deux exemplaires), la Sergio en version définitive (six exemplaires), une LaFerrari finale, une F60 America (dix exemplaires), la SP America (One-Off) et la SP12EC (One-off).

Mais ce n'est pas tout! Face à elles, se trouvent deux versions de la nouvelle base du programme XX: La FXX-K. Le premier exemplaire est un mulet de développement n'ayant pas la forme finale, et le second est une maquette à la forme finale, sans mécanique! Mais j'attendais impatiemment de découvrir ce nouveau monstre, et je ne suis pas déçu. Vivement la piste!

D'ailleurs je vais commencer par elle, celle qui dévoile sa robe avec son numéro 10, l'âge du programme XX. La ressemblance avec la LaFerrari est à peu près équivalente à celle de la FXX et de la Enzo. Les appendices aérodynamiques la rendent agressive et encore plus dynamique que sa cousine routière. Moi j'adore. On est dans l'extrême, ce que Ferrari sait faire de mieux.

Les détails ne manquent pas, mais j'ai photographié beacoup avant l'arrivée des visiteurs et je n'ai pris le temps de regarder qu'ensuite. Donc tout ne ressort pas forcement sur les photos.

Je ne me suis pas arrêté longtemps sur le mulet, visuellement pas très intéressant. J'aurai préféré l'entendre tourner sur Fiorano!

Continuons avec la maquette de style de la LaFerrari double face. Nous l'avions déjà vue lors de notre dernière visite.

Tout comme cette version finale, badgée du centre de style interne.

La F12 TRS a été dévoilée pour les Cavalcades 2014. Il s'agit d'une barquette basée sur la F12. On retrouve une ouverture de calandre proche d'une LF, juste un peu moins pointue. Mais sa plus grosse particularité est son vitrage coupé net, comme le concept Rossa en 2000. J'aime beaucoup le principe de la barquette disparue au fil du temps à cause des normes de sécurité principalement.

Dans le même genre, j'avais adoré la Sergio présentée par Pininfarina à Genève, avec son saute-vent. Malheureusement, un pare-brise vient casser le dessin original pour la série limitée. D'autres détails ont aussi été ajustés pour rendre homologable le concept.

La F60 America a été dévoilée lors de la cérémonie des 60 ans de Ferrari en Amérique. Les dix exemplaires prévus seront d'ailleurs tous pour des collectionneurs du nouveau continent et arborent le blason NART. C'est encore un modèle sans toit.

Les deux dernières sont elles, des coupés. La SP America ne présente pas un travail aussi approfondit que les autres. On constate seulement un habillage différent à partir d'une F12.

Et pour finir, la SP12EC d'Eric Clapton, dont il a déjà pris possession est un revival de la 512BB sur base de 458. L'idée de rentrer un V12 en position arrière était trop compliqué il a donc fallu se contenter du V8. Le rendu est pas mal avec le bi-ton.

Cette exposition nous a permis de voir des modèles qui sont ou seront pour la plupart très loin de nous. J'espère malgré tout pouvoir les croiser réellement sur la route. En 2017 par exemple?

Dans la salle d'à côté se trouvent deux autres maquettes assez anciennes. La première est un concept Giugiaro : la GG50 qui célébrait les cinquante ans du designer.

L'autre est une maquette d'étude double face pour la 360 Modena. Il faut donc imaginer être environ vingt ans en arrière.

Quatre modèles de la célèbre série des 250 étaient exposés. 250LM (Stradale), 250 GTO, 250 GT SWB et 250 GT Tour de France.

Nous avons déjà eu le plaisir de voir cette 250 LM lors de notre précédente venue.

Quant à la GTO de Monsieur Wang, nous la connaissons bien, mais sommes très surpris de son état! Elle a été lustrée et bien soignée malgré que son propriétaire ne voulait pas enlever la patine.

Elle brille vraiment!

Une 250 GT SWB ou Passo Corto, en version competizione (sans pare-chocs).

Et la tdf. Nous n'avons pas fait beaucoup de photos ici car l'éclairage est vraiment mauvais et le public se moque complètement de vous gâcher une photo pour faire un selfie.

Une F40 LM, avec le nom de Jacques Laffite, on ne peut s'empêcher de penser à la fameuse vidéo où il roulait avec sur le circuit du Mas du Clos.

Avant la FF, Ferrari avait déjà tenté l'expérience quatre roues motrices avec la 408 qui n'a jamais vu le jour. On nous montre aujourd'hui la technologie étudiée dans les années 80.

Le Museo est fait pour être visité, les voitures sont accessibles et c'est un régal. Mais pour les photos, l'éclairage n'est pas le seul problème. Cette superbe 166 MM est posée sur une plateforme à peine plus large qu'elle.

Pour atteindre la salle de l'exposition précédemment montrée, j'ai traversé le musée très vite. Je profite du contre courant pour retourner à l'entrée et faire les photos où le public n'est plus. Cette Daytona prototype a été vue à la Villa d'Este en 2012. Bel écrin.

D'autres modèles (toujours des maquettes) sont exposées comme la 550 Barchetta et la 599 SA Aperta.

Le Museo garde un grand espace pour la compétition. Nous retrouvons la Sigma, vue au même endroit en 2012 et découvrons un concept Fioravanti sur la Formule 1 du futur: LF1.

Cette 512 S est venue de Hong-Kong pour se faire restaurer.

La partie Monoplace continue avec une voiture vue à Rétromobile quelques mois auparavant: la Ferrari 312 B3 "Spazzaneve" (Pelle à neige)

La Tipo 637 Formula Cart / Indy a été développée dans le but de montrer que Ferrari pouvait quitter la Formule 1 pour aller courir dans d'autres championnats si les règles n'évoluaient pas dans le bon sens.

166 F2 1948

555 F1 1955

312 B2 1971

126 CK 1981

F300 1998

F150° Italia 2011

248 F1 2006

Et pour finir notre visite, retour sur la décoration. D'abord ce mur avec les badges des modèles les plus mythiques. L'évolution à travers trois volants de Formule 1. Deux symboles historiques: le volant Nardi avec jante en bois et la grille de vitesse en H. Face à cela, un moteur turbo nouvelle génération et une ... Gameboy géante!

Dernière étape de notre périple avant de remonter sur les bords du lac de Côme, le Museo Enzo Ferrari à Modène.

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