English

Le Grand Challenge Ferrari - Maserati

L I V E
Bonnes adresses

Texte: Jacky FAVRE - Photos: Christelle SOMMEREISEN - Jacky FAVRE

Après la visite de Maranello et de son Museo Ferrari, il est temps de revenir en détail sur le nouveau Museo Casa Enzo Ferrari. Il est divisé en deux parties: La maison natale d'Enzo Ferrari qui a été reconstruite et qui abrite de façon inattendue quelques éléments retraçant l'histoire de sa vie. Cette partie est cependant interdite aux photos, seule une visite vous permettra de le découvrir. La seconde partie, d'une architecture complètement moderne abrite la salle d'exposition qui présente pendant quelques mois des véhicules selon un thème précis. Lors de ma visite c'est la compétition acharnée entre Ferrari et Maserati qui était abordée. N'oublions pas que Modena est avant tout le Fief de la Marque au Trident. Avant que Ferrari ne rachète Maserati, la lutte était donc dans toutes les compétitions.

La confrontation des deux marques n'était pas uniquement sportive mais également commerciale avec les voitures destinées à un usage Gran Turismo. Si Ferrari vendait ses voitures pour financer la compétition, Maserati a très vite compris l'intérêt de vendre pour vendre. "Le Grandi Sfide Ferrari-Maserati", traduisez le Grand Challenge Ferrari-Maserati est uniquement orienté sur la compétition, si ce n'est un exemple que vous découvrirez à la fin et qui n'a pas été présenté durant l'exposition complète.

L'exposition des modèles dans un espace si vaste permet de bien apprécier chaque véhicule sous tous les angles. Mais l'ordre de présentation ne semble pas avoir une grande importance pour eux. Afin de mieux comparer les deux Marques et pouvoir comprendre l'évolution de l'automobile Italienne de compétition, je vous ai classé les voitures dans l'ordre chronologique.

Commençons par une réplique (ce n'est pas moi qui l'invente, c'est volontairement écrit) de Maserati V5 datant de 1934. Les proportions des voitures de cette époque sont toujours impressionnantes. N'imaginez même pas rouler avec un tel gabarit aujourd'hui !

Passons l'époque de la guerre pour arriver en 1952 avce cette surprenante Ferrari 375 Indy. Une des quelques Ferrari de compétition de l'époque à ne pas être rouge. Comme le suggère son nom, elle fut destinée à courir les 500Miles d'Indianapolis, mais cet exemplaire ne sera jamais qualifié pour prendre le départ.

La Ferrari qui suit est plus que célèbre pour avoir notament remporté les Mille Miglia en 1953. Il s'agit de la 340MM #0280AM, un des 5 Spyder carrossés par Vignale

Dans un style complètement différent, voici une 500 Mondial de 1954 (0410MD). La différence entre Vignale et Scaglietti pour celle-ci est flagrant. Pour le reste c'est une affaire de goût. Côté mécanique par contre, nous sommes passés du V12 au 4 cylindres.

La même année la 750 Monza (#0470MD) avec V12 ne remporta pas de grand palmarès et la voiture fut même détruite lors d'une course. Elle a aujourd'hui retrouvé un bel aspect.

En face, Maserati court avec la A6GCS.

Toujours en 1954, Maserati developpe la 250F. Ce modèle est dit Interim car il est justement une évolution de la A6GCM, version monoplace de la A6GCS précédente. Pas très loin se trouve un exemplaire de son 6 cylindres de 2,5litres développant 270ch à 8 000tr/min

Un an plus tard, la Ferrari 857S est une évolution moteur de la 750 Monza. Cet exemplaire possède étonnament plusieurs numéros de Châssis: 0578M / 0584M / 0203M

En 1956 Maserati reverra également sa copie en augmentant la cylindrée de son V6 pour la 350S.

Et pour les courses de route, la A6G/54 carrossée par Zagato. Le souci du détail sur le Trident de la calandre n'était pas la priorité de l'époque.

1957. La 500 devient TRC mais reste dessinée par Scaglietti. Voici #0658MDTR; J'espère qu'à l'époque elle était équipée d'une boite de vitesse car là...

Dino, le fils d'Enzo était bien parti pour suivre les traces de son père, la preuve en est avec cette Ferrari Dino #0011

Face aux Testa Rossa de 1957, Maserati développe la 200SI. Un remarquable travail de carrossier.

Esthétiquement, la 450S est proche de la 200SI vue juste avant, mais mécaniquement, on passe d'un 4 cylindres 2litres à un V12 4,5l.

Ferrari 250 GT Tour De France 1958 #0793GT.

La Maserati qui suit est une voiture que je n'avais jamais vu. Elle se nomme simplement Eldorado. Sa robe d'un blanc pur est mise en valeur par quelques touches de couleurs. On peut remarquer que le pilote et le moteur ne sont pas centrés. Le premier est décalé à droite alors que le moteur est à gauche. Stirling Moss la pilota en 1958.

Très mal mise en valeur à l'entrée, cette Ferrari 400 Superamerica Coupé Aérodinamico #2809 est pourtant très belle. Dessin Pininfarina.

Voici une voiture vue récemment à la Villa d'Este : La Maserati Tipo 63 Châssis 002 de 1961. Elle est facilement reconnaissable à sa robe blanche à bandes bleues et ses échappements hauts.

Un moteur de 330 GT

La dernière voiture de cette exposition est la Ferrari 330P (ici #0818) qui termina deuxième au Mans en 64. Inutile de préciser qu'elle est la première de la fameuse série des P

Pour terminer cette visite, voici deux pièces autant originales que rares. En effet, les fabricants de bateaux n'ont pas hésité à emprunter des mécaniques automobiles pour faire évoluer leur embarcations.

Nous avons en premier lieu le célèbre Racer San Marco propulsé par le moteur de la 375MM développant 340ch pour atteindre 200km/h. Taillé pour la vitesse pure, sa carrosserie semble presque issue d'une monoplace, placée sur une coque en bois.
Il date de 1957. J'ai été ravi de le découvrir en vrai.

En 1963 Maserati va aussi voir sa mécanique sur un San Marco, mais un racing Runabout qui se situe plus dans la catégorie plaisance.

C'est ainsi que se termine cette visite, la prochaine étape, concluant ce voyage, est un passage à Sant'Agata.

Partagez vos impressions et vos commentaires sur Facebook

Retour à Exposition

Contact
Charte
Plan du site