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Concorso d'Eleganza Villa d'Este 2013

L I V E
Bonnes adresses

Texte: Jacky FAVRE - Photos: Christelle SOMMEREISEN - Jacky FAVRE

Rendez-vous immanquable, la nouvelle édition du Concours d'Elégance de la Villa d'Este, cru 2013, n'a pas failli à son habitude. L'édition 2012 nous avait gâté en Ferrari avec un hommage pour les 50ans de la 250. Cette année ce sont deux anniversaires qui sont célébrés: Lamborghini (50ans) et Aston Martin (100ans). Mais cela n'a pas empêché un joli plateau pour la Marque au Cheval Cabré puisque 9 modèles étaient là pour la représenter. Seulement? Mais de quoi faire un reportage complet. Car évidemment l'exclusivité les a rendu très désirables. Je vais vous les présenter par ordre de passage au concours.

La première est une Ferrari 500 Superfast de 1964 carrossée par Pininfarina. Elle incarne l'élégance même des années 60. Si certains détails peuvent surprendre, c'est tout simplement parce qu'elle est la première de la série. J'ai eu la chance de pouvoir l'apprécier durant les 3 jours. D'abord au garage de la Villa, puis à sa place de concours, au défilé devant le jury et enfin le dimanche face au Lac en attendant le public.

La suivante est une Ferrari 212 Export, ce qui nous ramène en 1951. Il s'agit d'une Barchetta carrossée par Touring. Fraîchement restaurée, j'ai été surpris par les grosses coutures sur le cuir qui donne un bel aspect de loin, mais, d'avis personnel, seulement de loin.

Elle devient immanquable à la simple idée de parler de beauté automobile: la Ferrari 250 GT SWB California de 1961. Sous sa robe Bleu Nuit sculptée par Scaglietti, elle dissimule le V12 3.0 à la sonorité si agréable.

La Ferrari suivante revient de loin, car les connaisseurs de la Marque savent qu'avant sa restauration elle avait été modifiée de façon assez particulière. Il n'en reste pas moins que cette 250 GT SWB se démarque de ses soeurs par une profusion de chromes. La teinte Vinaccia permet d'atténuer ce côté un peu "bling-bling" des années 60.

Les Ferrari 250 GT Tour de France sont aussi nombreuses que variées. Cette année, deux exemplaires bien différents étaient présents. Celui-ci date de 1958. Sa robe bi-ton est magnifique.

Le modèle qui suit méritait à lui seul le déplacement de part sa rareté, sa beauté et la qualité avec laquelle il était présenté. La Ferrari 250 LM Stradale est unique. Un second modèle a été créé ultérieurement par l'usine sur la base de LM normale. L'intérieur rouge contraste parfaitement avec l'extérieur blanc et bleu. L'ambiance course a fait place au luxe, avec par exemple des vitres électriques! Je rappelle que nous sommes en 1964.

La seconde Ferrari 250 GT Tour de France porte une belle robe bleue. Cette version de 1956 est animée par le même moteur 3.0 que le modèle 58.

Voilà mon coup de coeur du week-end: La Dino 166P/206P. Cette "Baby P4" n'est pas neuve, elle présente certaines séquelles, mais elle n'est pas en mauvais état pour autant. Ses dimensions réduites, la couleur rouge associée aux jantes jaunes la ferait passer pour un jouet, et pourtant elle n'en est pas moins conçue pour la course. Son ralenti instable et ses commandes fermes semblent un supplice pour son pilote. J'avoue, sur ce coup, je me suis un peu lâché niveau photos...

La dernière Ferrari présente a été découverte au Salon de Genève 2013. Il s'agit du concept Sergio, réalisé par la Firme Pininfarina, en hommage à celui qui a dirigé pendant longtemps la carrosserie Italienne. Elle avait été très bien perçue à sa présentation, j'ai été ravi de la revoir dans un décor qui lui correspond mieux.

La météo aura été clémente sur le week-end et cela nous a permis une nouvelle fois de découvrir ou redécouvrir des autos fabuleuses. La suite du reportage est ici.

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