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Septembre 2013

Bonnes adresses

Texte: Jacky FAVRE - Photos: Christelle SOMMEREISEN - Jacky FAVRE

Voilà moins d'une année que nous avons fait le voyage, et nous retournons déjà à Maranello. Déjà? Oui et non car le Musée change régulièrement ses expositions, et surtout en fait de la publicité, notamment sur les réseaux sociaux. Du coup, impossible de manquer l'information sur les véhicules présents. De plus, une nouvelle salle a ouvert au printemps afin d'augmenter la surface d'exposition totale. La nouvelle Exposition se nomme simplement "Supercars". Elle met en avant la genèse de la LaFerrari, ce qui est plutôt étonnant de la part de Ferrari généralement discret sur le développement de ses modèles. Certes c'est la nouvelle Supercar de Maranello, mais cela ne suffit pas à faire une exposition. Ses 4 prédécesseures sont là: de la 288GTO à la Enzo. Pas de quoi me faire parcourir 1200km pour des véhicules déjà vus. Mais à cela s'ajoute encore quelques modèles rares méritant cette appellation, notamment la 288 GTO Evoluzione dont il n'existe que 6 exemplaires et que je n'avais encore jamais croisée. Etant la base de mon modèle favori, la F40, je ne pouvais manquer cette opportunité d'en voir une. L'exposition se terminait fin septembre, après environ 6 mois. J'ai fait le choix d'attendre le dernier moment pour plusieurs raisons, mais la principale étant l'avancement de la mise au point de la LaFerrari. Ayant été présentée en mars pour une livraison fin 2013, début 2014, je me suis dit qu'en septembre je devrais en voir rouler. Et cerise sur le gâteau, nous avons fait le voyage deux jours après la présentation de la 458 Speciale à Francfort, ce qui signifiait la levée de confidentialité de ce modèle et à fortiori une chance d'en croiser sans camouflage.

Réservation faite à l'hôtel Maranello Village (incontournable pour moi pour son rapport qualité/prix) ce qui permet d'être proche et en immersion totale Ferrari pendant 2 jours. Je prévois deux jours pour avoir un minimum de repos pour faire la route, mais cette fois le programme est moins chargé. En effet, nous n'irons ni à Modena (Musée Enzo Ferrari) ni à Sant'Agata (Lamborghini) ni à San Cesario (Pagani). Seulement à Maranello pour le Museo Ferrari, du spotting et enfin, une nouveauté: Le Factory Tour.

Nous partons de bonne heure le matin, mais nous avons rendez-vous à Saronno à 9h pour récupérer chez BBR le modèle 1/43 de la LaFerrari. Il s'agit d'une édition limitée à 49pièces, sur socle en carbone, une vitrine sérigraphiée et un boitage spécifique noir marqué du nom si décrié du modèle:

Après cela, nous arrivons pile à midi à Maranello et j'avais prévu de manger au Montana, réputé pour servir de cantine à une partie du team de la Scuderia. Malheureusement pour moi je n'avais pas prévu qu'il soit complet sur réservation. Dommage, ça sera pour une prochaine fois! Petit lot de consolation, nous entendions sur la piste de Fiorano toute proche une Formule 1 qui tournait. Nous avons finalement mangé une pizza au Domus.

Après avoir mangé, nous nous dirigeons donc vers la piste pour découvrir ce qui tourne. Première surprise par ce beau temps, il y a déjà du monde sur les grillages!! Mais nous arriverons quand même à faire quelques photos et même plusieurs passages en vidéo. Il s'agissait en fait d'une F150° Italia. Difficile de voir qui la pilote, la qualité des photos ne permet pas de distinguer le casque. Soit un essayeur Ferrari, soit un F1 Clienti.

Voici une petite vidéo montrant quelques passages. Montez le son!!

Après la Formule 1 c'est une 458 Qui prend la piste à priori pour faire des tests/enregistrements de son car elle fera plusieurs passages devant des appareils.

Parmi les spectateurs une 430 Scuderia avec une sublime configuration se gare à côté de nous. Malheureusement beaucoup de monde tourne autour, difficile de faire de bonnes photos.

Ensuite, nous quittons les abords du circuit pour retourner du côté de l'usine. C'est alors que je me retrouve face à une LaFerrari! Ni une ni deux, je fais demi-tour et la suit. Voici le résultat:

Je suis convaincu qu'il s'agit de Dario Benuzzi, le célèbre pilote essayeur de Ferrari. Il n'a pas aimé être suivi car son métier le pousse à ne pas respecter les limitations de vitesse, et par conséquent, il ne veut pas que d'autres le suivent et se mettent en danger. C'est pourquoi on le voit rentrer dans l'usine, sans doute pour ressortir ailleurs sereinement.

Cette fois, nous nous garons car après tant d'émotion, je pense que le reste du périple sera plus cool. Nous passons voir les installations de la Scuderia. Admirez la lignée de bancs moteur!

Grâce au soleil nous distinguons derrière un portail quelques 599XX. C'est assez inattendu.

Comme nous avons entendu de nouveau tourner sur Fiorano, nous rejoignons la piste, mais nous tombons en fait sur une autre LaFerrari qui en sort. Elle sera suivi d'une autre quelques instants plus tard, mais pas de cliché de cette dernière.

Voici en vidéo ce que cela donne:

Je profite que la stèle en hommage à Gilles Villeneuve soit propre et fleurie, car en décembre ce n'était pas ça.

Le parc derrière le musée a été aménagé et sur un chemin sont disséminés des plaques avec les emblèmes de certains modèles.

Et des maquettes échelle 1:1 donnent un certain contraste à ce jardin en plein automne. Malheureusement elles ne semblent pas aimer les affronts du climat.

La Scuderia n'a pas fini son immense chantier, mais celui-ci est caché du public par des palissades rapellant les titres gagnés par le passé. Passage obligé au Ferrari Store qui a doublé sa surface et qui met en vitrine une sublime 275GTB/4 Jaune. Enfin, le portail que nous franchirons le lendemain...

Et en continuant notre promenade, encore, bien que cela soit un plaisir, une LaFerrari qui passe devant nous.

Comme on ne se lasse pas de la voir et de l'entendre...

Je passe du côté de Toni Auto pour espérer voir quelques trésors:

Et alors que je photographie la Dino, j'aperçois au loin une 458 un peu spéciale. Et c'est rien de le dire car il s'agit bel et bien d'une 458 Speciale, ma première. Je sais qu'elle retourne à l'usine, donc je cours, cours, le temps de regretter d'avoir arrêté le sport, mais je cours encore pour arriver au niveau des barrières. Je la retrouve en train de faire le plein de carburant. Après quelques minutes, elle passe...

Le temps de retrouver mon souffle, je shoote le va-et-vient à la sortie de l'usine avec notamment cette sympathique F12:

Ou encore ces 458 de cours de pilotage pour les clients désireux de maîtriser au mieux leur jouet:

Vous aurez peut-être remarqué sur la photo de l'entrée historique de l'usine une F12 bleue. Elle nous fait le plaisir de passer devant nous. Sa couleur, mise en valeur par le soleil est superbe. Je penche pour le bleu Abu dhabi. Notons la fin de journée pour les ouvriers qui quittent l'usine.

Je pense que cette 275 GTS est en cours de restauration chez Classiche.

Comme la journée se termine pour les travailleurs, nous prenons retraite et partons à l'hôtel.

Le lendemain, nous partons de bonne heure malgré que le musée n'ouvre qu'à 9h30. Mais je fais un petit détour pour aller voir un hangar logistique, par où transite la production Ferrari et Maserati avant d'être livrée en concession. Certe, tous les modèles sortis de chaine sont protégés pour le transport et n'apporte guère d'intérêt, mais ce qui se trouve au premier plan m'intrigue. Nous sommes assez loin, il y a des grillages et le contre jour ne favorise pas la prise de vue. Mais je parviens à distinguer des 599 XX et des F1. La présence d'un camion de Challenge FXX - XX - F1 Clienti ne laisse pas de doutes. Et pour combler le tout, il y a une sorte de décharge pour pièces et pneus usagés. Autant dire que l'envie de ramener un souvenir est tentante, mais pas vraiment possible.

Nous partons pour le musée et profitons du plaisir d'être seuls pour faire des photos de paysage...

Mais alors que nous attendons vers la porte, j'entends un ronronnement qui m'est depuis la veille familier. Une LaFerrari passe. Puis une seconde passe dans l'autre sens. Les gens autour de nous ne semblent même pas y prêter attention.

Je reviendrais sur ma visite du musée ici. Mais en sortant du musée après avoir mangé sur place, je découvre cette Mondial Cabriolet. Je ne suis pas fan de ce modèle, mais c'est surtout qu'on en voit rarement en si bel état.

On vient de loin pour faire le pélerinage, mais on vient à plusieurs!

Retour au point stratégique en attendant l'heure du Factory Tour. Et voilà une nouvelle 458 Speciale, bleue cette fois.

Nous voyons cette F12 au "lavage". Etonnamment cela dure longtemps. Le Factory Tour nous apprendra qu'il s'agit des tests d'étanchéité de la voiture. Ce tunnel simule toutes les formes de pluie que peut subir la voiture, du gros orage au lavage à haute pression.

Les essais routiers continuent. Cela nous permet de voir des configurations bien différentes de chaque modèle.

Tiens! Une LaFerrari fait le plein.

Alors que la 458 Speciale revient déjà.

On s'occupe en attendant que la supercar remplisse son réservoir et sorte. Mais finalement, sans doute parce que nous étions là, elle ne passera pas le portail devant nous.

Nous faisons le tour de l'usine, car ne pas passer au rond-point stratégique serait honteux. Et puis c'est ici même que j'ai vu ma première LaFerrari, en décembre, sous sa robe de camouflage. Ensuite nous passons devant la soufflerie qui est en pleine rénovation (cela ne se voit que depuis l'intérieur).

Direction le parking du Musée où nous attend ce minibus pour visiter l'usine. Alors ce Factory Tour, qu'est-ce que c'est ? Tout le monde connait, mais personne ne l'a fait pour raconter. Alors d'abord, il faut savoir que pour réserver sa place, il est préférable de commander ses billets en ligne Musée+Factory Tour, afin d'être sûr d'avoir des places. Combien ça coûte ? 9€ en plus du ticket du musée. Nous partons du musée et entrons directement par l'entrée historique de l'usine. Immense émotion pour ceux, comme moi, qui n'ont jamais eu cette chance. Puis nous arrivons dans la première cour. Chaque bâtiment nous est expliqué en Anglais et Italien. Puis nous empruntons la Via Enzo Ferrari, l'avenue qui traverse l'usine de l'entrée historique à l'entrée principale, côté soufflerie. De la même façon, on nous explique la fonction de chaque bâtiment, l'usine moteur, la ligne de montage des V8, la peinture, le centre de style, la R&D. Tout y passe, même la cafétéria des employés. Evidemment le bus s'arrête, mais personne ne descend. Après avoir fait le tour, nous partons en direction de Fiorano. De la même façon nous franchissons ce fameux portail, mais nous n'entrons pas au milieu de la piste, nous contournons le circuit pour arriver à la Logistica, cet immense bâtiment métallique où sont garés tous les camions de la Scuderia. Et enfin, nous ressortons par l'entrée principale de la Scuderia, là où se trouvent les bancs moteur vus précédemment. La visite dure une petite heure. On apprend plein de choses, on voit surtout des choses que l'on ne verrait qu'en étant invité ou client. La seule contrainte qui n'en était pas vraiment une pour moi, est l'interdiction formelle de faire des photos. Les téléphones portables sont pastillés, et une voiture suiveuse surveille qu'aucun appareil ne prenne d'image. Ferrari se réserve le droit d'effacer ce qui aurait été saisi. Conclusion personnelle: Oui ca vaut le coup car c'est une visite qui se vit, même si on ne peut la partager en photo par la suite.

Nous repartons ravis de cette visite et refaisons un tour en ville avant de définitivement rentrer à la maison, mais voilà qu'une 458 Speciale rouge avec sa bande de présentation nous passe devant.

Voilà un voyage sous le soleil qui nous a comblé de nouveautés et d'inédits. Vivement le prochain...

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