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Ferrari 250GTO
50ème Anniversaire

L I V E
Bonnes adresses

Texte: Jacky FAVRE - Photos: Christelle SOMMEREISEN - Jacky FAVRE

Nous sommes le mercredi 4 juillet, il est 1H15 du matin et je me lève avant même que le réveil ne sonne et ne dérange madame. En ce jour d'Indépendance Américaine, c'est un tout autre évènement qui m'intéresse. Cela fait à peine 36 heures que ce voyage est définitivement prévu. En effet, il est parmi les évènements les plus rares (seulement tous les 5 ans), les plus convoités (et pour cause) mais surtout le plus secrètement organisé. Les informations de parcours, les dates, les concurrents, aussi peu nombreux soient-ils sont précieusement conservés à l'abri des journalistes. Heureusement, l'information me parvient finalement pour retrouver les voitures le mercredi matin, en Champagne. Vous l'aurez compris, je vais aller voir non pas une, ni deux, ni quelques Ferrari, mais vingt 250GTO qui fêtent leur 50ans en France.

Le plein de la voiture a été fait la veille, ainsi que quelques provisions, de sorte à pouvoir partir sereinement à 1h30 pour 5 heures de route en solitaire dans une direction encore jamais empreintée.

Le point de rendez-vous n'est autre que le village dans lequel a été inventé le Champagne: Hautvillers, qui possède une Abbaye où un certain Don Perignon préparait du vin. Arrivé sur place, je pars en reconnaissance.

Après avoir trouvé l'Abbaye, je cherche à faire le tour dans le but de voir par dessus les hauts remparts qui l'entourent.

Quelques minutes plus tard, il n'est même pas 7h et je découvre enfin ce pour quoi je suis venu... Une sorte de confirmation de ne pas avoir fait le voyage pour rien. Mais aucune vue ne permet des photos ni même de savoir combien de voitures sont là.

Il faudra attendre jusqu'à 9h et voir arriver les Gentlemen drivers, pour comprendre qu'il ne servait à rien de se lever si tôt. Les premiers V12 rugissent, c'est bon signe. A 9H30, la première pointe son nez. Il s'agit de #4115GT

Une 275GTB s'insère, elle fait partie de l'organisation.

Elle ouvre la voie à #4561SA, une 330GTO.

Suivie de près par #4091GT, un modèle de 1962 recarrossé avec une robe de 64.

Une autre version 62 recarrossée en 64: #3413GT

Retour en 1962 avec deux versions rouge avec une bande tricolore bleu-blanc-rouge parcourant la voiture sur toute sa longueur. La n°6 (#3943GT) est celle vue à la Villa D'Este en Mai dernier. L'autre est #3705GT.

Pour continuer dans le rouge, voici #4757GT puis #4713GT qui porte une carrosserie de 330LMB, mais cela sera plus visible sur d'autres photos plus bas.

Le modèle suivant est vraiment sublime. #3445GT arbore en effet un bleu ciel avec une bande jaune englobant le museau complet. Malheureusement cette auto subira un grave accident lors de l'étape ralliant Le Mans Classic. La voiture aura besoin d'une grosse restauration. Je suis donc d'autant plus heureux d'avoir pu la voir à ce moment là.

Apparait maintenant #3451GT.

A nouveau une version 64 avec #5571GT

#3729GT.

#3757GT qui appartient à Nick Mason, rencontré à la Villa D'Este où il était juge du concours.

Version de 1964 avec #4399GT

#4293GT passe rapidement.

Avec son histoire, la GTO a porté beaucoup de couleurs différentes. La preuve avec deux exemplaires verts. La première avec son nez jaune est #4399GT et la seconde, verte pâle est #3505GT.

De retour au rouge avec #3607GT

Encore une couleur originale qui lui va très bien. Un bleu métallisé avec une bande blanche. Je vous présente #3387GT.

Célèbre pour son bleu foncé que beaucoup croient noir, la GTO de Brandon Wang #4219GT.

Voilà, les présentations sont faites. En ce qui concerne les numéros de châssis, ma source d'information n'est autre que le site Arthomobile, qui une fois encore apporte énormément de contenu. Vous pourrez retrouvez les détails de chaque modèle ici. Vous pourrez également en profiter pour voir son reportage tout au long du parcours ici.

La deuxième partie de ce reportage a consisté à suivre, ou tout du moins essayer de suivre les voitures. J'ai voulu faire plusieurs arrêts pour avoir des vues et des voitures différentes. Généralement, cela se passait autour d'une station service. Quelle surprise pour les employés de ce garage Peugeot que de voir débarquer pas moins de 4 Ferrari 250GTO pour faire le plein!

Le décor est plus aéré que la sortie de l'Abbaye. Et quel spectacle!!!

Surtout que j'ai droit à des versions complètement différentes, soit par la carrosserie, soit par la couleur. Fabuleux.

La bonne humeur est de mise. Et les photographes, toujours aussi nombreux malgré tout, peuvent travailler tranquillement. Personnellement, le sentiment à ce moment là m'invite à profiter au lieu de "cliquer". J'essaie quand même d'immortaliser au mieux cette rencontre.

D'autres voitures attendent un peu plus loin pour rester en cortège. On aperçoit également une Daytona et une 512BB de l'organisation.

Je repars avant le convoi et m'arrête à peine plus loin dans une autre station service, où la vision est à peine croyable.

En temps normal, on jurerait une réplique tellement la probabilité de croiser une GTO en ville est faible.

J'ai pu filmer quelques instants (avec mon téléphone) le départ de #4293GT

Et je la retrouve garée un peu plus loin. Je vais enfin pouvoir m'attarder plus sur elle.

En revoyant passer Charles Nearburg, je décide de rejoindre ma voiture et de le suivre. Malheureusement pour moi, je ne le rattraperai jamais, et je perdrai même tout contact visuel avec une GTO. Brutalement ma journée s'arrête. Mais j'ai déjà 500km dans les jambes, il est midi et je dois encore faire 350km pour rentrer.

Voilà, c'est probablement mon reportage le plus fou puisqu'il pourrait se résumer à avoir fait 850km en une journée pour voir 20 voitures l'espace de quelques minutes. Mais si Ferrari n'était pas la Marque qu'elle est aujourd'hui, si la 250GTO ne représentait pas l'aboutissement d'un rêve, notre passion ne serait rien et c'est pour cela que résumer cette aventure n'est pas possible. J'avais "fait le choix" de ne pas suivre intégralement le Tour, bien que n'ayant pas eu les infos pour le faire, et j'envie Nicolas pour sa persévérance qui a payé pendant 5 jours, mais je serais prêt à beaucoup de sacrifices pour simplement revivre cette journée inoubliable.

Ce reportage n'a pas la qualité qu'on pourrait en attendre, mais c'est parce que j'ai voulu apprécier ces instants, si rares, à leur juste valeur. De plus, tout se passe tellement vite que régler l'appareil pour chaque prise ne serait pas possible. Le prochain rendez-vous? Dans 5 ans quelque part dans le monde, et dans 10 ans, probablement de retour en France, je l'espère en tout cas...

Je tiens tout d'abord à remercier ma source qui restera anonyme pour m'avoir donné les informations nécessaires à ce périple. Sans cette personne, je n'aurai pas vécu ce qui restera une expérience inoubliable. M E R C I.
Ensuite, je tiens à remercier Nicolas grâce à qui j'ai été en mesure de vous donner les numéros de châssis des voitures. Il faut de longues heures pour amasser les informations nécessaires, je n'en aurai probablement pas eu le courage, surtout à la vue du retard pris sur mes publications.

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