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Salon Automobile de Genève 2013

L I V E
Bonnes adresses

Texte: Jacky FAVRE - Photos: Christelle SOMMEREISEN - Jacky FAVRE

C'est une tradition, le salon de Genève ouvre la saison automobile. Mais ce démarrage n'empêche pas d'avoir eu une explosion de nouveautés dans le domaine de la voiture plaisir et luxueuse. Mais il est encore trop tôt pour vous présenter l'intégralité de mon parcours dans les allées de Palexpo. J'ai choisi de vous présenter, sans plus attendre, LA nouveauté, LA voiture la plus attendue depuis des années, LA voiture que l'on espérait à Paris, il s'agit bien sûr de LA nouvelle Ferrari.

Je suis stupéfait de voir que Ferrari a réussi à garder le secret jusqu'au bout. Certes, nous avons vu rouler les mulets depuis longtemps, et à part deux images très light, aucune information sur le style ou sur son nom n'ont filtré. Seuls quelques futurs clients chanceux ont été invités à Maranello pour une présentation privée.

Il parait donc logique que la voiture ne sera découverte qu'à la conférence de presse de 11h45. Mais dès l'ouverture, nous pouvons nous faire une première idée de la voiture, présente devant nous, sous son voile rouge. Premières réactions: Elle est basse, large, et les rétroviseurs semblent de vraies antennes.

A partir de 10h15, je me poste devant la voiture pour attendre la conférence de presse. En effet, les places devant le podium du discours sont déjà prises, mais cela ne me gêne pas car je souhaite être côté voiture plutôt que côté discours. 1h30 plus tard, la conférence tarde à démarrer. Cette année les conférences ne font qu'un quart d'heure, quelque soit la marque. Mais Ferrari a le privilège d'être seul sur ce créneau horaire. La foule de journalistes présents me rassure sur mon arrivée précoce. Le stand est également rempli d'invités. L'instant monopolise vraiment toutes les attentions.
Luca de Montezemolo commence son discours, mais s'attaque directement au vif du sujet. Il ne tarde pas à dévoiler le nom de son nouveau joyau: LaFerrari. Ce nom symbolise en Italien tout le savoir faire de la Marque. Pour nous Francophones, cela sonne bizarrement. Et la première question qui me vient à l'esprit est comment feront-ils dans dix ans pour la prochaine? Que représentera-t-elle encore? Pour moi ce nom annonce une oeuvre ultime. Or on sait que Ferrari, comme ses concurrents ne mettront pas plus de 5ans pour la suplanter.
Nous voyons ensuite sur l'écran géant les nouveautés de cette LaFerrari, dont le simple cahier des charges, qui est un compromis entre plaisir de conduite, performance, style et innovation. Ce dernier point marque un tournant dans l'histoire de Ferrari puisque c'est le premier modèle équipé d'un moteur hybride, ajoutant un système KERS sur un V12.
Le châssis présente également une conception issue des monoplaces.

Il est temps de lever le voile. L'émotion à ce moment là est grande pour tout le monde. Mais pour un simple passionné comme moi, assister à un tel évènement est quelque chose de marquant et d'excitant.

L'accueil est fort, les applaudissements rassurent le président, qui en passant nous demande si nous aimons. Il est difficile de ne pas aimer. Elle répond à ce qu'on attend. Elle est racée, très travaillée mais pas torturée. Elle dégage ce que j'attends d'une supercar Ferrari. Inutile de la trouver belle, chacun jugeant de son propre avis. Mais d'une façon générale elle semble plaire. Et elle me plait!
Les photos officielles avec les dirigeants, puis l'équipe projet durent quelques instants. Je remarque une absence qui sera confirmée plus tard. Paolo Pininfarina n'en fait pas partie. Et pour cause, la tradition a été brisée, LaFerrari est issue du centre de style interne et non pas de Pininfarina. Je me permet une parenthèse concernant le carrossier Italien, qui depuis quelques années n'est pas en très grande forme financière. Passer à côté du marché Ferrari pourrait lui être fatal. J'espère que les GT garderont la griffe...

Il est temps de la détailler sous tous les angles. Je n'ai pas hésité à vous offrir le maximum de photos pour que chacun puisse apprécier le moindre détail. D'abord les plans larges, puis les détails plus loin.

Les portes s'ouvrent en elytre comme la Enzo.

Le profil est magnifique. Même si le porte-à-faux avant est aussi grand que celui de la Enzo, sa forme pointue permet de mieux le gérer stylistiquement.

L'arrière n'est pas en reste. Les nouveaux codes n'ont plus que deux feux, la plaque est bien intégrée, et le feu anti-brouillard est comme la F12 un rappel de la compétition.

Une face avant très agressive, un petit air de serpent...

L'arrière est très sobre pour cette catégorie.

Prenons de la hauteur:

Le nez de la Enzo avait surpris en 2002, aujourd'hui LaFerrari pousse encore plus loin le rapprochement avec la F1, mais je trouve très intéressant l'architecture du boomerang suspendu. J'imagine que l'aérodynamisme a encore nécessité des heures de soufflerie.

L'extracteur d'air sur le capot ne me paraît cependant pas grand par rapport aux anciens modèles (F50 et Enzo).

Les optiques type 458 sont maintenant une habitude. Mais c'est seulement depuis la F12 que je commence à les apprécier.

Passons sur le côté avec ces immenses rétroviseurs. Pour être franc, je pensais retrouver des caméras de recul type FXX plutôt que de tels appendices.

Ce flanc creusé me plaît beaucoup. On peut suivre visuellement le flux d'air. Seule l'aile avant vue depuis l'arrière choque un peu. Quand les portes sont ouvertes on se rend compte de leur dessin.

A l'arrière on retrouve le travail aéro sur le diffuseur mobile et un aileron qui sort (freinage ou appui à haute vitesse?) d'une façon inédite. Evidemment, on peut voir le V12 à travers la vitre. Je ne sais pas si c'est spécifique au modèle du salon, mais pour ouvrir le capot moteur, il faut d'abord ouvrir légèrement cette vitre.

Le moteur était visible sur le stand. Idéal pour se rendre compte de la compacité du système KERS et de ses batteries

Mais c'est dans la voiture qu'on se rend compte que malgré tout, la place devient rare. Le service après-vente risque d'être compliqué.

Les jantes rappellent également celles de la 458. Cinq fins bâtons permettent de transmettre toute la puissance. A noter des dimensions raisonnables puisque l'on a du 19" à l'avant et du 20" à l'arrière.

Pour terminer cette présentation, je vous invite à monter à bord de ce nouveau vaisseau. Les deux sièges sont fixes, c'est le volant et le pédalier qui bougent. L'instrumentation est entièrement digitale.
On note que le confort n'est pas oublié, avec une installation hifi, des vitres électriques...
Entre les deux sièges trône une sculpture portant 3 boutons pour la boite de vitesse (Marche arrière, auto et procédure de départ launch control).
Cet exemplaire (#194527) porte le nom de Fernando Alonso sur le volant. Sans doute pour en signifier sa propriété. Reste à savoir si les clients plus anonymes auront un numéro xxx/499. Pour cela il faudra attendre les premiers exemplaires livrés, et cela ne sera pas avant fin 2013!

Des mois d'attente pour découvrir cette merveille dont tous les exemplaires sont déjà vendus. Les couleurs seront les classiques Rosso Corsa, Giallo Modena et Nero Daytona, mais sur demande un client pourra opter pour une autre.

Dans la suite du reportage vous pourrez constater que la Porsche 918 dont on entend parler partout n'était pas là, que la Lamborghini Veneno célébrant les 50ans de la Marque avec un style bien particulier, ne fait pas l'unanimité et que la Mc Laren P1 est tellement proche du concept de Paris que pour moi ce n'est pas une nouveauté. C'est pourquoi j'ai complètement dédié mon premier reportage à LaFerrari...
La suite de la visite ici.

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