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Salon de l'Automobile de Genève 2015

L I V E
Bonnes adresses

Texte: Jacky FAVRE - Photos: Christelle SOMMEREISEN - Jacky FAVRE

Après Rétromobile, ce second salon de l'année nous a apporté beaucoup de nouveautés. Il est rassurant de voir que malgré les diverses crises, Genève reste le refuge pour les marques de prestige. Si la course à la puissance s'est un peu stabilisée ces dernières années, c'est la durée de vie d'un modèle qui a changé avec un renouvellement accéléré. Ferrari a agrandit sa gamme et avait annoncé un nouveau modèle par an. Cette année sera celle de la 488 GTB, remplaçante de la 458 Italia.

Mais à 7h30, heure d'ouverture des portes de Palexpo, les deux 488 GTB présentes sont sous couverture et le resteront jusqu'à la conférence de presse à 13h00. Donc pour de belles photos, sans personne autour, il faudrait être là demain matin à la même heure, mais ce n'est pas dans notre programme, basé uniquement sur la première journée presse.

Je profite néanmoins d'être là pour présenter les autres modèles du stand Ferrari. La première est la FF (#208814)

Puis, voici la California T (#208813)

La F12 avec un rouge magnifique. Je m'y retrouve de moins en moins dans les désignations des teintes car il y a presque un nouveau rouge à chaque nouveau modèle. Mais avec le pack carbone et ces jantes, elle est superbe. (#208815)

La présence d'une F1 nous donne envie de croire à un retour au sommet de la Scuderia. Au moment où j'écris ces lignes, les deux premiers GP ont été disputés, et après une troisième place, Vettel est déjà revenu sur la plus haute marche du podium, de quoi motiver toutes les troupes mais aussi les fans! Les comparaisons avec Michaël Schumacher sont évidentes, et je ne peux m'empêcher d'avoir une pensée vers ce dernier car nous n'avons pas de nouvelles de son état de santé depuis son retour auprès de sa famille. C'est aussi cette victoire que je voudrais...

Je continue ma visite du stand avec quelques pièces particulières, pour des clients particuliers sans doute!

J'arrive ensuite dans l'atelier de personnalisation. On découvre alors une autre F12 avec une livrée historique, notamment portée par une 250 GTO croisée au Tour Auto en 2012! (#207487)

Je fais le tour de l'Atelier rapidement.

Profitant qu'il n'y ai personne sur le stand Ferrari, j'ai manqué la conférence de presse de Pininfarina. Heureusement, Christelle a assuré le coup car une surprise nous attendait! A défaut d'avoir contribué à la 488 GTB (design interne Ferrari), Pininfarina a apporté un des six exemplaires définitifs de la Sergio, concept présenté ici même en 2013. Certes, un parebrise remplace le saute-vent, les feux sont moins fins, et la sortie d'échappement centrale a disparu, mais en contrepartie, la mécanique est récupérée de la Speciale. Elle n'est pas aussi désirable que le concept, mais je la trouve remarquable quand même, et le jaune lui va très bien. Autant dire que je suis resté longtemps sur place pour l'apprécier! Je n'oublie pas que la santé financière de Pininfarina n'est pas bonne depuis longtemps, et l'abandon de Ferrari pour les voitures de série ne va pas dans le bon sens. Alors que la Carrosserie Scaglietti a été rachetée par la Marque au Cheval Cabré, la même opération me paraitrait normale pour Pininfarina, en contribuant à la sauvegarde du savoir et du patrimoine qui lie les deux Marques.

Une bonne heure avant la conférence, je me poste au bord du stand Ferrari pour assurer ma place. Nicolas, déjà croisé au même endroit à l'ouverture, me rejoint et nous attendons donc fermement la première conférence de "l'après Luca". La conférence démarre en retard car Sergio Marchionne n'est pas là. Et pourtant, ce n'est pas lui qui fera la conférence, mais Amedeo Felisa. Si la façon est la même, l'effet n'est pas là. Luca était maître dans la communication, malgré ses maladresses. Amedeo est un ingénieur, pas forcément un homme de discours. Mais espérons qu'il guide Ferrari dans la bonne direction. Dans l'auditoire, nous retrouvons les dirigeants et héritiers de la firme, ainsi que les habitués comme René Arnoux ou Jean Todt.

On nous présente la technique de la 488 GTB, avec une rétrospective depuis la 308, il y a 30 ans. Puis c'est le levé de rideau... (#208368)

La conférence de presse Ferrari est un évènement dans l'évènement. J'ai donc fait le maximum de photos de l'extérieur du stand, puis je suis reparti à l'opposé pour attendre que la foule se dissipe. J'ai ensuite pu la détailler. Esthétiquement elle semble une évolution de la 458, pourtant c'est bien une nouvelle voiture. Et le plus gros changement restera la mécanique avec toujours un V8 central arrière, mais doté de 2 turbos. On a pas vu ça depuis la F40. Politique écologique en cause, le downsizing passe par là et la cylindrée unitaire est passée à 488cm3, d'où le nom. Mais Ferrari annonce avoir développé un moteur qui réagit comme un atmosphérique. A voir...

Concernant le design, je la trouve plutôt réussie, mais le clin d'oeil au passé avec sa prise d'air latérale ne me plait pas. Je la trouve surdimensionnée. Bien sûr, il faut alimenter les deux turbos, et sans doute les deux échangeurs qui vont avec, mais c'est un peu disgracieux. On peut voir aussi que le moteur a été implanté très bas.

Le souci du détail semble avoir piqué Ferrari. Les clignotants arrières se dessinent alors que ceux à l'avant se cachent.

A l'intérieur, on est pas loin d'une 458, y compris pour la zone rouge du compte-tours malgré la suralimentation..

Revenons sur le moteur V8 3.9l bi-turbo. Il est très compact, les turbo IHI sont repoussés sur les cotés. J'ai vraiment hâte de l'entendre chanter pour me faire une idée.

L'arrière rappelle beaucoup la Sergio, pourtant issue du centre de style Pininfarina. Je le trouve réussi. (#208645)

L'avant me fait un peu penser à Lamborghini, il est moins fluide que sur la 458, presque trop anguleux.

La dernière surprise ne porte pas l'emblème de Ferrari, mais en possède pourtant le coeur. Ferrari a créé son service de one-off, ces véhicules uniques demandés par des clients particuliers. Mais si cela était courant dans les années 50, aujourd'hui les règles sont différentes. Vous avez toujours le droit de faire travailler un carrossier comme Touring sur cette F12, mais si vous voulez continuer à utiliser le nom, il faut payer. Le client de cette Touring Berlinetta Lusso n'a pas jugé nécessaire le blason, mais a réussi à transformer cette F12 en une belle et unique GT. Je devrais la revoir à Villa d'Este, j'ai hâte car elle sera dans un plus joli décor.

Voilà pour la première partie de ce reportage sur Genève. La suite ici.

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