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Ferrari 456M GT

L I V E
Bonnes adresses

Texte: Jacky FAVRE - Photos: Christelle SOMMEREISEN - Jacky FAVRE

Comme si le week-end de Sport & Collection sur le circuit du Vigeant n'avait pas été assez riche en émotion, un ami me demande de faire un shooting de sa Ferrari 456M GT de 2000. Jusque là, tout va bien, si ce n'est que faire des photos pour le plaisir de partager n'est pas aussi impressionnant que faire un shooting comme celui-ci. Le résultat doit correspondre aux attentes du propriétaire. Comme je connaissais déjà la voiture, j'avais fait quelques essais lors de la soirée du samedi, au coucher du soleil...

Et lors de la parade Ferrari.

Le rendez-vous est donné en pré-grille, juste avant une session de roulage.

C'est le moment d'entrer en piste. Il est environ 14h30 et le soleil est très haut ce qui n'est pas optimal pour l'éclairage de la voiture, sachant que celle-ci est de couleur foncée. Christelle l'attend juste avant la ligne droite des stands.

Et elle ira jusqu'au virage rapide un peu plus loin.

Moi je me suis mis directement à ce virage, mais je sens que l'éclairage va me poser des soucis. Je fais même quelques prises sans effet dynamique pour "assurer le coup".

Mais très vite je rejoins l'autre virage en courant, où j'aurai un peu plus de recul pour faire les filés. Mais ce que je gagne en recul, je le perds en lumière, je suis du côté de l'ombre de la voiture.

Et au bout de quelques tours la voiture ne passe plus. S'agissant d'une session baptême, nous nous posons la question de savoir s'il change de personne, ou s'il a fini sa session et est retourné au paddock. Nous ne voulons pas manquer de passage sur la piste pour garantir le maximum de clichés. Mais à l'inverse on ne veut pas perdre de temps s'il nous attend sur le paddock, car j'avais précisé au départ qu'il vaudrait mieux sortir du rassemblement pour trouver un coin sympa. Idée à laquelle le propriétaire a adhéré. Par chance, nous le retrouvons rapidement au milieu des autres Ferrari. C'est alors qu'il m'a tendu les clés, et m'a dit: "Tu fais ce que tu veux, et tu la ramènes dans une heure". Comment exprimer ce qu'il se passe dans ma tête à ce moment là. Un mélange d'hésitation, d'angoisse et de joie. Car si je suis passionné par Ferrari depuis des années, si j'ai eu la chance de monter à bord de plusieurs modèles, y compris les plus prestigieux, je ne me suis encore jamais installé au volant pour en prendre les commandes. Je ne suis pas inquiet sur la conduite même, j'ai déjà conduit des voitures de sport, mais plus le fait que le propriétaire ne soit pas avec nous en cas de souci. Je m'installe, règle le siège qui n'avance pas assez pour avoir une bonne position de conduite, redresse le dossier pour atteindre tant bien que mal les pédales malgré mon petit gabarit. Il m'explique le fonctionnement de l'anti-démarrage, et voilà que je tourne la clé pour faire réveiller le V12 encore chaud. Cet instant, tant rêvé, dure peu de temps, mais la sensation de sentir le moteur tourner sous la force du démarreur, alors que l'allumage n'a pas encore allumé une bougie est magique. Un léger coup de gaz et voilà que la musique démarre. S'agissant d'une rare 456 en boite mécanique, je peux enfin actionner ce fameux levier de vitesse qui trône depuis longtemps dans ma vitrine. La commande est très ferme, très précise. Le cliquetis du levier sur la grille n'est pas seulement une sensation auditive, mais également sensitive. 1ère, nous sortons du paddock et roulons à allure normale jusqu'à l'Isle Jourdain. Le compteur gradué jusqu'à 300km/h n'est pas très lisible entre 0 et 100km/h. Je roule à 90-100, en 3ème et j'apprécie. Je réalise un rêve!

Nous arrivons au parking en dessous du pont, par chance les voitures s'en vont et nous laissent le terrain libre. Si j'ai beaucoup parlé jusque là, il est temps de faire place aux photos. D'abord de 3/4 avant. Quand j'aperçois une personne faire du saut à l'élastique depuis le pont, je me demande qui de nous deux a eu le plus de sensations aujourd'hui.

Puis l'arrière, toujours de 3/4, en déplaçant un peu la voiture.

Vu où nous sommes, je tente de mettre la Ferrari dans l'herbe pour un meilleur rendu. Ne voulant prendre trop de risques, surtout vu la difficulté à débrayer, je préfère ne pas trop manoeuvrer ici.

Il fait très chaud, le parking se remplit, il faut demander aux gens d'aller au plus loin. Sympathiquement ils le font.

Une petite de dos.

Et on se rapproche.

Dans l'autre sens (on a surtout fait les photos en fonction de la position de la voiture, mais je préfère vous les présenter dans cet ordre).

Désormais vestige du passé, la 456 arbore encore les feux escamotables.

Le temps passe très vite, mais je ne peux pas passer à côté du moteur. Il s'agit d'un V12 de 5,5L développant 440 chevaux.

Et les détails, comme les phares qui ne sont pas intégrés au capot, la plaque d'importation de Charles Pozzi ou encore les jantes 17".

L'intérieur clair est magnifique, surtout conjugué au bleu Tour de France. Et ce levier qui trône au milieu...

L'heure convenue a largement été dépassée, nous ramenons la voiture au paddock, où nous passerons encore un bon moment à discuter avec le propriétaire et sa famille. C'est le plus long week-end que nous ayons fait ici, mais quel week-end! C'est à Sport et Collection que la plupart de mes rêves ont été réalisés. D'abord de voir chaque année des modèles de plus en plus nombreux: de 200 en 2004 à 500 en 2014, de monter en passager dans une 328, puis dans une F40, une F50, une Enzo, une Daytona et plein d'autres modernes. Une nouvelle étape vient donc d'être franchie, la suivante sera dure à atteindre...

Un immense merci au propriétaire pour la séance photo privilégiée et surtout pour la confiance accordée.

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