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Renault Spider

L I V E
Bonnes adresses

Texte: Jacky FAVRE - Photos: Christelle SOMMEREISEN - Jacky FAVRE

C'est un fidèle lecteur de Forza Passione qui m'a contacté pour me faire part de sa nouvelle aquisition et pour l'immortaliser lors d'un shooting privé, évidemment accompagné d'une balade à bord de cette auto. Souhaitant rester anonyme, je l'appelerai Vigali, son pseudo sur le forum dédié à ce modèle.

Passons donc au véhicule en question. Alors que l'automobile Française semble s'essouffler de jour en jour, nos constructeurs ont pourtant connu des périodes fortes et glorieuses dans diverses catégories. Et en 1996, Renault crée la surprise en commercialisant un véhicule destiné à la base pour un championnat mono-marque: le Spider. Cette barquette 2 places a existé en deux versions: SV (saute-vent) et PB (pare-brise). Notre exemplaire du jour est un des 438 SV produit et il porte une sublime robe Jaune Sport Nacré. Si la mécanique 4 cylindres 2L 16 soupapes est reprise de la Mégane ou encore de la Clio Williams, il inaugure cependant un châssis tout aluminium et une coque en fibre. On obtient un très bon équilibre de 150 chevaux pour 930 kg. Pour l'histoire, tous les Spider ont été assemblés à la main par 56 ouvriers de l'Usine Alpine de Dieppe. Il fallait environ 90 heures de travail pour un véhicule complet (Soit 3 fois plus qu'un véhicule de grande série).

Des reconnaissances ont été faite la veille pour trouver de bons endroits pour les photos. Nous avons pas mal de temps pour travailler, nous en profiterons.

Une petite séance en action s'improvise sur une route peu empruntée au milieu des champs de maïs. Il fait beau, presque chaud pour cette saison (surtout dans cette région de l'Est de la France).

La sensation à bord est bluffante. Alors qu'on s'attend à prendre le vent en pleine face, celui-ci est dévié par le saute-vent pour passer au dessus des casques. J'ai fait l'expérience de mettre la main dans le flux d'air, c'est efficace à souhait.

Le seconde étape aura lieu devant une caserne de Sapeurs-Pompiers où nous avons été très bien accueillis. Nous avons pu nous rendre compte en roulant que ce Spider faisait tourner les têtes, et le pompier de garde ne manquera pas de venir admirer la bête.

Les voitures de sport d'aujourd'hui sont très travaillées et présentent souvent des détails qui cassent la ligne. Le Spider est fluide, il semble né d'un simple coup de crayon. Tout est optimisé, rien ne manque, rien n'est superflu. N'oubliant pas mon acharnement pour le Cheval Cabré, je remarquerai quand même que la trappe à essence est la même que celle des Ferrari F40.

Effet miroir...

... Ou effet papillon? Les portes en élytre sont montées sur vérin, ce qui permet une ouverture aisée. La descente à bord se fait tès bien, si l'on a les mains libres, c'est à dire sans casque ni appareil photo!

Il est tellement unique, qu'il n'est pas nécessaire d'aller dans le détail pour le reconnaître, mais une plaque située sur la console centrale rappelle dans quel engin nous sommes. Dommage que le numéro d'exemplaire (283 pour celui-ci) ne soit pas gravé dessus.
J'ai voulu mettre en évidence à plusieurs reprises le saute-vent, mais cette invention breveté par le chef de projet Claude Fior, semble vouloir garder ses secrets.

Plus la voiture est basse, plus il faut prendre de la hauteur pour la mettre en valeur...

A cet instant tout se passe bien. Nous avons pris nos aises, le soleil brille, TOUTES les conditions sont idéales. Mais le soir, au déchargement des photos, c'est une autre histoire qui apparait. Je découvre qu'en ayant voulu réinitialiser les réglages de prise de vue, j'ai malencontreusement modifié la qualité d'enregistrement des clichés. Je vous avoue avec regret, tristesse et surtout colère envers moi-même que les photos suivantes sont de moins bonne qualité que les précédentes. Tout l'art de gâcher une séance photos qui s'annonçait parfaite...

Les décors s'enchainent, le rendu est sympa mais pas encore ce qu'il aurait dû être...

Quel plaisir de jouer avec l'eau, surtout quand il ne pleut pas. Cette flaque nous aura donné de beaux reflets.

Ce qui est bien avec les routes fermées, c'est qu'elles sont (pratiquement) désertes. Et quand en plus il y a un joli pont nouvellement construit, c'est idéal.

Je ne vous ai pas encore montré l'intérieur, mais il est tellement réduit au strict minimum, que le tour est vite fait. Le compte-tours trône face au pilote, l'indicateur de température d'eau moteur à sa droite et le manomètre d'huile gradué jusqu'à 5 Bars à sa gauche. Le compteur digital de vitesse est déporté au centre, ainsi que les quelques voyants nécessaires. Les baquets sont très confortables, et pour une fois, à ma taille. J'entends par là, pas trop larges. Malgré ma petite carrure, j'ai été bien maintenu tout au long de la balade.
La seule critique à faire, qui semble s'effacer à l'usage, est le passage de la marche arrière. Car pour déverrouiller ce rapport, pas de bague à tirer ou pousser, il faut carrément tourner le levier de vitesse de 90°. L'indication située en haut de l'habitacle prend alors tout son sens. Un ressort aide au déverrouillage, mais celui-ci est très fragile et casse rapidement.

En plus du coffre (à l'avant) l'ancien propriétaire avait exploité l'ensemble des espaces vides pour créer des rangements. Certe ce n'est pas suffisant pour partir en vacances, mais bien pratique quand même. A l'arrière, nous retrouvons le 2 Litres.

Avant de refermer le capot moteur, je découvre la suspension déportée dans un axe bien particulier. Aussi étonnant que confortable, car ce gros kart n'est pas du tout tape-cul.

Session finale qui souffrira encore plus de la médiocre qualitée car faite à l'ombre. Nous avions trouvé un bâtiment industriel en ruine qui offrait un superbe décor pour la barquette.

Et voilà, cet essai s'achèvera avec le sourire, le plaisir de la découverte d'un engin encore méconnu de la population malgré son âge. Un jouet pour grand qui fait rêver les plus petits...

Un grand merci à Vigali pour son invitation, le temps et la patience accordés, les manoeuvres à répétitions. Merci également aux pompiers de la caserne pour nous avoir autorisé l'accès à leur enceinte.

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